lundi 1 mars 2010

poème, réflection d'une pause de midi

Combien de temps suis-je restée devant cette feuille ? Ce bout de papier désespérément blanc. Dans cette salle de cour à écouter les cris de la cour. À dire à mes deux amies de se taire. À faire le vide. Je tenais mon crayon mais rien ne venait. Si. Trois phrases. Trois phrases écrites il y a bien longtemps, un jour de déprime semblable à tant d’autre… des mots amis, des mots connus, qui me suivent chaque fois que mon regard se plonge dans le désespoir.

« be happy, mais parfois comment,
Don’t worry, mais et maintenant,
Sans soucis, mais sans sentiments… »

Alors je les ai griffonnées sur cette page qui ne semblait attendre qu’elles. Mais je continuais à fixer le tableau noir, devant moi. Gribouillant la pauvre fiche sans même y faire attention. Puis une phrase à surgis dans ma tête. Une phrase qui, en elle-même, est absolument bête. Mais je l’ai noté. Pour faire quatre vers et non trois à ce bout de poème ridicule. Et puis d’autres mots sont venus, d’autres verbes, d’autres phrases. Et sans m’en rendre compte, j’ai commencé à écrire. Un texte pessimiste, comme les pensées qui se cachent sous le sourire que j’arbore chaque jour…

Dors, dors mon enfant,
Dors, dors à présent.
Oublie que la roue tourne,
Oublie que le temps passe.
Oublie, tout simplement…
Il viendra bientôt le jour
Où l’insouciance disparaitre
Et où, seul, tu comprendras
Que la vie n’est qu’un jeu
Que l’on ne peut gagner.
Telle une course au succès
Qui soudainement s’arrête…
Nous ne sommes pas immortels
Un jour la partie cessera…
Mais dors mon enfant,
Dors à présent.
Continue de rêver,
Continue de jouer
Profite de l’insouciance,
Ce cadeau de l’enfance…

Poème, si on peut l’appeler comme ça, sans aucun intérêt. Mais réflexion d’une récré de midi dans une salle de classe silencieuse où j’ai suivi les conseils qu’il me donne, et où j’ai écrit ce qui traversait mon esprit…

innocence...

1 commentaire:

  1. c'est... émouvant.
    je suis triste pour toi.
    Triste de savoir que tu vas mal.
    Triste de me dire que je ne vois pas ça.
    Triste aussi de ne pas être là, avec toi...

    Magouille.

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