
un petit texte, encore brut, qui suivait une consigne de français. celle ci disait de suivre le principe de Pierre Bottrerot dans Elana avec "la réponse du savant, la réponse du poète". voici mon texte, pas encore retravailler. juste ré-écris.
-dis maman, pourquoi les pierres précieuses existent ?
La petite fille fit rouler dans sa main la minuscule améthyste qu’elle venait de trouver, la faisant étinceler au soleil. Et sa mère, comme toujours, lui répondis par la même phrase…
-il y a deux réponses à ta question, comme à chaque question. Celle du savant, et celle du poète. La quelle veux-tu ?
-les-deux !
La mère sourit.
-alors la quelle en premier ?
-celle du savant ! Finit par déclarer la fillette, après quelques secondes de réflexions.
-les pierres précieuses sont, à l’origine, de simples petits cailloux comme les autres. Mais, parfois, certains se colorent pour devenir rouge, bleu, vert… il faut pour ça remplir diverses conditions, ce qui les rends très rares. Il faut attendre des milliers d’années avant d’un simple bout de roche devienne, avec de la chance, un véritable joyau !
La petite fille regarda sa mère avec une moue dubitative. Visiblement, cette réponse ne lui convenait pas. Alors, comme à chaque fois, elle demanda la réponse du poète…
-je vais te raconter une histoire, lui murmura sa mère sur le ton de la confidence, la prenant sur ses genoux. Celle d’une jeune fille belle comme le soleil. Elle était très pauvre et aimait un jeune garçon très riche. Elle croyait que celui-ci ne pourrait jamais l’épouser. Et pourtant le jeune prince l’aima comme le soleil aime la lune et il finit par la demander en mariage. Le bonheur de la demoiselle fut si grand que quelques larmes roulèrent sur la joue. Et, avant que celles-ci ne touchent le sol, une déesse attendrit ensorcela les gouttelettes pour qu’elles forment de petites pierre précieuses, aussi belle que leur amour. C’est l’une d’elles que tu tiens dans la main, un petit bout de bonheur cristallisé…
L’enfant regarda l’améthyste briller au soleil et sourit.
-j’aime bien ton histoire… déclara-t-elle, préférant cette réponse à celle du savant.