jeudi 18 mars 2010

seule dans le noir, seule dans la nuit


Pas envie de dormir. Envie d’oublier. Envie de rêver. Mais ce soir les rêves me fuis et je suis seule, perdue. Tant de sommeil en retard, tant de cauchemars que je ne veux fermer les yeux. Je ne veux plus penser. Parce qu’avant le sommeil et la liberté, il y a ces longues minutes où je reste lucide. Trop lucide. Où les larmes coulent seule et où j’ai envie de me frapper la tête contre un mur, si fort que j’en oublierais tout. Si fort que la douleur serait plus forte que la raison. Mais je ne le fais pas. Parce que je suis lâche et que je fuis la douleur. Alors je reste dans ce lit, ce grand lit vide que mes innombrables peluches ne savent remplir. Seule. Recroquevillée dans les draps tentant de tenir éloignés mes démons nocturnes, mes pensées pessimistes et désillusionnées. Mais ce soir tout par en vrille. Les larmes sur mes joues coulent comme elles ne l’avaient plus fait depuis longtemps, mon estomac se tourne et se renverse… le chocolat ne passe plus. Parce que j’ai peur d’être seule, encore plus seule. Parce qu’une semaine c’est long. Parce que je voudrais pouvoir voir ma Lucie tout les jours, serrer dans mes bras ce petit bout de fille qui me soutiens, parce que ma marine par une semaine et que c’est trop… parce que… parce que sans personne à qui parler je ne suis rien…

Solitude, tristesse…

lundi 15 mars 2010

Elle, Zoé...


Zoé. Un nom que j’aimerais cacher, oublier ; enfouir dans mon cœur pour ne plus jamais y penser. Mais certaines choses restent, malgré le temps, gravées au fer rouge sur mon cœur. Zoé et nos rires, Zoé et ses caprices. Zoé et son visage d’ange mais surtout, Zoé et cette phrase… « Tu n’es rien pour moi, tu n’as jamais été quelque chose à mes yeux » une carapace qui se fendille, une flèche qui traverse. Un an. Voilà presque un an qu’elle ne m’a plus adressé un seul mot. Elle est partie. Et j’aimerais la haïr, maudire son souvenir, oublier nos bons moments pour ne garder que le pire. Mais je n’y arrive pas. Parce qu’elle à trop compté pour moi. Je ne peux que me blâmer, me détester moi-même pour avoir voulu lui plaire. Que n’aurais-je pas fait pour elle ? je me suis excusée cents fois, je voulais qu’elle m’aime. J’ai rangé mon honneur. Je me suis tut. J’ai souffert en silence. Souffert comme jamais. Mais je voulais être digne de son amitié. Jusqu’à ce jour. Nous étions trois. Tout à éclaté. Ma colère grondait depuis longtemps et quand Elle, ma sœur, elle a pleuré, ma colère est sortit. Je supporte ma peine, mais je ne peux voir la sienne. Alors tout s’est fini comme ça. Sur une dispute. Sans réconciliation à la clé.
Et ce soir je l’ai vu. Pour la première fois depuis presque 10 mois. Et ça fait mal. Parce que certaines plaies ne se referment jamais…

"je te prête mon épaule, tu peux la salir..." ho non, je ne salis plus pour elle... je ne verserai pas une larme pour elle...

dimanche 14 mars 2010

doutes - lettre à ma fleur


Il y a bientôt un an, tu disparaissais. Je ne t’ai pas cherché, quelque chose dans mo cœur me disait que ce n’était pas la peine. Je respectais ton départ, je me disais que tu étais mieux à présent. Mais mon cœur avait-il tord ? Ce soir je ne suis plus sûre de rien.
Car il y avait ce chat, devant cette fenêtre, à cette même place que tu occupais si souvent. Un instant, je me suis trompée, j’ai cru que c’était toi. J’ai faillis ouvrir le carreau et te saisir dans mes bras. Puis je me suis rendue compte que c’était un autre. Je n’avais pas le courage de le faire fuir, j’ai simplement changé de pièce. Dans la certitude de ta disparition, je n’ai pas douté.
Mais ce soir, dans mon esprit embué, tout se mélange. Je me suis toujours vanté, disant que je te reconnaitrais entre mille. Mais si tout cela était faux ? Si cet animal sur ma fenêtre, qui me fixait de ses grands yeux, ce n’était en réalité personne d’autre que toi ? Je me perds. J’avais fait mon deuil de toi, tu n’existais que dans mon cœur, dans mes larmes du soir. Mais jamais je n’ai vu ton corps, alors comment ne pas être faible et ressentir un piquant d’espoir à chaque animal qui te ressemble et que je croise ? Ma fleur tu as fanée, mais sans toi je ne suis plus la même.
Et s’il revient ? Que faire ? D’après mon père, c’est la deuxième fois qu’il vient. Est-ce vraiment un autre ? Et si demain soir encore il est là, à ta place, que vais-je faire ? Ouvrir, pleine d’espoir, et murmurer ton nom ? Tenter de l’approcher ? Mais je ne peux pas croire que ce soit toi. Personne d’autre que moi n’a jamais sut te toucher. Et il était si gros, plus que tu ne le fut jamais. Je n’arrive pas à penser que tu puisses m’avoir remplacé, avoir trouvé un autre foyer…
Le deuil que j’avais fait de toi vole en éclat dans cette nuit pleine de murmure…
Doute…
Ma fleur…
Sans toi…